Europe (Sud, Ouest) • Afrique (Nord)
Messor barbarus est une espèce de fourmi granivore particulièrement répandue dans le sud de l'Europe. Elle est facilement reconnaissable à sa tête souvent rougeâtre ou brun-rouge et à son corps sombre. Les ouvrières présentent un fort polymorphisme avec des tailles très variables selon leur caste, généralement de 3 à 14 mm, incluant d'imposantes ouvrières appelées majors.
Elle vit principalement dans les régions méditerranéennes, notamment en Espagne, au Portugal, dans le sud de la France, en Italie et en Afrique du Nord. Elle apprécie les milieux secs, ouverts et ensoleillés.
Messor barbarus est une espèce claustrale : la gyne (reine) vit sur ses réserves, en effet elle consomme ses muscles alaires qui servaient à bouger ses ailes qu'elle n'a plus. Elle n'a pas besoin de nourriture jusqu'à la naissance de la première génération (10 ouvrières environ).
Remplissez à moitié ou aux deux tiers, puis bloquer avec un coton dense (le coton sec absorbera de l'eau, c'est pourquoi il est préférable de remplir plus que voulu), le but est que le coton reste humide mais ne fuit pas. Laissez un espace de 3 à 5 cm pour la gyne puis refermez avec un coton aéré sec.
Placez le tube à l'horizontale.
La gyne est très sensible aux vibrations et au dérangement. Un stress trop grand peut provoquer une oophagie (la reine consommera ses propres oeufs afin de survivre et/ou de se donner une nouvelle chance de pondre). Voici ce qu'il faut respecter pour éviter cela :
À l'apparition des ouvrières (5 à 10 ouvrières), la colonie doit être nourrie :
Gardez la fondation en tube le plus longtemps possible. Un transfert dans un vrai nid n'est envisageable seulement si les fourmis commencent à faire leur grenier dans l'aire de chasse ou qu'elles commencent à être nombreuses dans l'aire de chasse.
Messor barbarus est une espèce principalement granivore. Une alimentation équilibrée doit également inclure un apport régulier en eau et, particulièrement lors des phases de fort développement du couvain, en protéines animales.
Proposer un mélange diversifié de petites graines (millet, pavot, chia, quinoa, tournesol, etc.). Les graines sèches ne périment pas et peuvent être laissées en continu dans l'aire de chasse, la colonie se chargeant de les stocker au sec.
L'eau pure doit être disponible en permanence dans l'aire de chasse en plus de l'humidité du nid, idéalement via un abreuvoir sécurisé ou un tube avec réserve d'eau muni d'un coton dense pour éviter tout risque de noyade.
De l'eau miellée ou sucrée peut être distribuée occasionnellement en guise de gourmandise (non indispensable pour cette espèce). Veiller à distribuer de très petites quantités et à retirer rapidement les résidus.
Essentielles à la croissance des larves. Distribuer des insectes adaptés préalablement congelés ou issus d'élevages sains (petits grillons, drosophiles, blattes Red Runner, vers de farine) 1 à 2 fois par semaine en période de couvain.
Note : les jeunes colonies boudent souvent les vers de farine trop durs.
Note 2 : évitez tout de même les insectes trouvés chez vous même si vous les congelez, car ceux-ci ont eu un contact extérieur et peuvent amener des pesticides et autres qui ne seraient pas éliminés au congélateur.
Privilégier de petites portions d'aliments frais renouvelées régulièrement. Les graines propres peuvent rester stockées, mais les restes d'insectes doivent être évacués rapidement pour éviter le développement d'acariens ou de moisissures.
Messor barbarus recherche un nid majoritairement sec, avec une zone ciblée légèrement humide pour le développement du couvain. Il est impératif de créer un gradient : des salles humides pour les larves et la reine, et des salles parfaitement sèches faisant office de greniers pour éviter la germination ou le pourrissement des graines.
L'aire de chasse doit rester propre, bien aérée et parfaitement sèche avec un anti-évasion efficace (huile minérale ou PTFE).
Adapter progressivement la taille du nid à la population de la colonie. Un nid trop spacieux au démarrage favorise l'encrassement des salles non occupées, le stockage inapproprié des déchets et stresse la colonie.
La diapause chez Messor barbarus est fortement recommandée. Il s'agit d'une espèce hétérodynamique exogène : son cycle annuel alterne des phases d'activité et de repos, la phase de repos étant déclenchée par un stimulus externe (la baisse des températures).
Sans période de repos au frais, la reine peut ralentir ou stopper totalement sa ponte au printemps suivant, ce qui fragilise la colonie à moyen terme. Maintenir une réserve d'eau accessible pendant toute la durée de la diapause.
Messor barbarus est une espèce particulièrement sensible aux vibrations mécaniques et aux chocs lumineux brutaux.
Les préférences alimentaires peuvent varier au fil des saisons et de la maturité du couvain.
Membres ayant rédigé, révisé ou enrichi les données d'élevage.